mercredi 22 mars 2017

Coup de gueule : le Stylist anti-colibri


 Je l’avais vu, trônant fièrement à la sortie des métro. J’avais lu sa couverture moqueuse, maladroite et hautaine : «Pourquoi vous ne serez jamais une vraie écolo» qui m'avais simplement passé l'envie de le lire. Je n’ai pas l’habitude de prendre des journaux sauf si mon lombricomposteur est trop humide (une pierre deux coups) mais là, il se présenta à moi directement à la maison, une attention particulièrement gentille de ma maman. Malheureusement, comme je le craignais, loin d'y trouver des solutions ou des conseils, ce Stylist m’a particulièrement marqué pour de mauvaises raisons. 


Autopsie d’un article particulièrement anti-colibri


Dès les premières lignes, le ton est lancé : «Votre bilan carbone est comme votre découvert, il vaut mieux en ignorer le montant». J’ai envie de leur dire que si les journaux comme Stylist, ne nous noyaient pas sous la publicité et la frustration de la nouveauté, notre bilan carbone irait peut-être déjà beaucoup mieux. Haut perché dans leur tour de fringues et de capitalisme, c’est sûr que c’est facile critiquer ceux qui essaient, par de petits gestes, de s’améliorer; de remettre en question leurs habitudes pour tendre vers le mieux. Sauf qu'en attendant je doute que la personne qui a écrit cet article soit vraiment un modèle de vertu et de simplicité volontaire. Se réfugier dans le sarcasme pour aveugler sa propre conscience, Ô toi écrivaine de cet article aussi anti-constructif que blessant, c’est moche. 

C’est ce genre d’écrits qui font dire aux gens « elle a raison, mes petits gestes du quotidien ne servent à rien, alors autant arrêter ». Si au lieu de pointer du doigt les petites erreurs de chacun, on commençait tous a s’encourager à la réflexion, que l’on se donnait des conseils bienveillants et non critiques, l’impact serait bien plus positif. Vous n’avez pas besoin de TOUT faire pour faire un peu, pour faire de votre mieux. Avancer à votre rythme selon vos possibilités et vos moyens.

Et si on balayait en peu devant sa porte avant de critiquer? 


Sagement placé au milieu d'un océan publicités pour des vêtements (2ème industrie la plus polluante du monde), accessoires, bijoux, maquillage (testé sur des animaux), cet article est à peu près aussi peu cohérent que le reste de ce numéro soit-disant «spécial écolo». Pousser à la surconsommation en critiquant ceux qui achètent des avocats, c’est un peu comme si McDo donnait des conseils pour lutter contre le diabète. Ça me fait doucement rire.

Prendre du recul


En prenant un peu de hauteur par rapport à cet article, je réalise que c’est malgré tout un article informé et j’envie sincèrement la plume des auteurs. Le problème, c'est simplement ce ton agressif et moralisateur surdosé qui manque cruellement de bienveillance. Heureusement, l'interview de Nicole Ferroni quelques pages plus loin, elle, m'a mis du baume au cœur. Un vrai petit colibri bienveillant la Nicole ! 









1 commentaire:

  1. je n'ai jamais trop apprécié ce magazine ^^ super article qui change de d'habitude ;) on veut encore du Julie en pleine semaine !!

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