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L'application "Buy or Not" : un Yuka alternatif et citoyen

samedi 22 septembre 2018


"Buy or Not", décryptez les étiquettes, consommez-mieux, changez les choses ! 


Conçue par l'association I-buycott (ancien I-boycott), l'application (gratuite) "Buy or not" a pour but d'aider les consommateurs à faire des achats plus éthiques en leur permettant de décrypter les produits qu'ils achètent. L'idée est simple : rendre disponible une information simple et claire sur le produit ET la marque derrière ce produit, afin que nous puissions faire nos choix en connaissance de cause. 

Connaître l'impact des produits que tu achètes sur ta santé


Une fois scanné le code barre de ton produit, l'application utilise la base de donnée libres OpenFoodFacts afin de te renseigner sur le pouvoir nutritionnel de ce produit, ainsi que les additifs qu'il présente, sa composition ou encore son degré de transformation (Indicateur NOVA) afin par exemple, d'éviter les faux aliments, ces calories vides qui n'apportent rien de bon à notre organisme. 


Comparer pour faire les meilleurs choix 


Tu hésites entre plusieurs aliments ? L'application te permets de comparer les produits entre eux, afin de choisir en fonction de ce qui t'importe le plus (éthique, concentration en sucre, additifs, présence d'huile de palme...).

L'achat au service de l'évolution des entreprises : devenez consomm'acteurs


Avec cette application, I-buycott nous invite à prendre conscience de l'impact immense de notre consommation privée sur la sphère commerciale. Après tout, comme disait Coluche, "suffirait qu'on achète pas pour que ça se vende pas!". Nous avons le pouvoir de faire changer les industriels en choisissant de sanctionner les comportements sociaux, sociétaux et environnementaux nocifs issus de leurs processus de production. Chaque euro dépensé est un appel d'air à la création de nouveaux produits. A nous de décider à qui donner cet oxygène : des productions respectueuses des droits humains et de la biodiversité, ou des marques qui sacrifient les droits fondamentaux et la durabilité des ressources au non du saint-capitalisme.


Deviens gardien de l'éthique 


Avec "Buy or Not", I-buycott ne perd pas sa fonction première de plateforme de boycott bienveillant. Tu pourras ainsi, par le biais de l'application, créer ta propre campagne de boycott,  pour inciter les consommateurs à ne plus acheter un produit, et proposer des alternatives de consommation ! Tu pourras aussi rejoindre les campagnes en cours, être tenu au courant des scandales éthiques, sanitaires et environnementaux, et faire tes choix en connaissance de cause. 



L'idée de ces boycott bienveillants est de laisser l'opportunité aux marques de s'engager sur des améliorations de leurs productions. Pour chaque campagne, lorsqu'un certain nombre de personnes ont rejoins la campagne de boycott, l'association envoie directement un message à la marque boycottée en l'invitant à améliorer ses pratiques et lui laisse un droit de réponse, que tu pourras suivre sur l'application également. De cette manière, l'association a déjà obtenue 5 victoires, dont l'arrêt du partenariat entre le cirque Pinder qui détient des animaux en esclavage et la marque Oasis, ou encore la réduction de l'utilisation d'une pratique de pêche particulièrement dommageable à la biodiversité de la part de Petit Navire

Aujourd'hui Buy or Not ne concerne que les produits de l'agro-alimentaire, mais la volonté de l'association est in fine de couvrir tous les segments de notre consommation. Pour le moment, l'application est donc un véritable Yuka alternatif, qui permet de donner encore plus de pouvoir à sa consommation, et de faire peser le poids du collectif citoyen dans les prises de décisions des organisations. 


Un immense bravo à l'équipe I-buycott pour ce superbe projet.  









Je passe à l'énergie verte avec Plum Energie !

samedi 11 août 2018



Lève la main si tu pensais que la seule façon d'avoir de l'électricité chez toi c'était avec EDF ! 

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Ça parait bête, mais j'ai toujours cru qu'EDF était le seul fournisseur d'énergie en France. En fait, ce n'est plus le cas depuis la libéralisation du marché français en 2007, fini le monopole ! Mais qu'est ce que ça veut dire pour nous ? 

Ça veut dire qu'on est libre de favoriser les petits producteurs d'énergie, les productions locales et alternatives. Que l'on peut participer à la réduction des gaz à effet de serre en choisissant de soutenir la transition énergétique par le biais de fournisseurs d'électricité engagés dans une démarche vertueuse et incitative.

Mon passage à l'énergie verte

C'est ainsi que, de mon côté, j'ai choisi Plüm Energie comme fournisseur d'énergie, il y a déjà plus de 6 mois. Et moi qui pensais que ce serait un casse-tête, je peux vous dire qu'en réalité, il ne m'a pas fallu 5 minutes pour le faire. Plüm s'occupe de tout ! Même de résilier l'ancien contrat et c'est garanti sans coupure de courant. D'ailleurs, rassurez vous, la loi impose que les consommateurs puissent changer de fournisseur sans préavis et sans pénalité; donc aucun surcoût !

Pourquoi Plüm ?

Tout simplement parce que Plüm ne conçoit pas une véritable transition énergétique sans une réduction de notre consommation d'énergie. Et autant vous dire que des entreprises qui poussent à la sobriété des consommations, ça ne court pas les rues. Pourtant, c'est pour moi la seule façon d'accélérer la transition énergétique et de limiter notre impact carbone à tous.


Et côté prix ? 

Les prix pratiqués par Plüm sont 4% moins cher que les tarifs réglementés, et ce n'est pas tout : Plüm récompense tes économies d'énergie en créditant ta cagnotte ! Et pour t'aider à le faire, tu n'as qu'à piocher dans les nombreuses astuces que la startup répertorie sur son site. Comme par exemple :





"Mais c'est n'importe quoi cette histoire, ton énergie c'est la même que tout le monde, y'a pas un fil pour les énergies fossiles et un pour les énergies renouvelables."

En effet Captain obvious, tu as raison ! Tous les fournisseurs d'énergie sont connectés au même réseau public. C'est d'ailleurs pour cela que le fait de changer de fournisseur d'électricité ne nécessite aucune intervention technique ni aucun travaux. 

L'idée, est simple, ton argent va permettre de rémunérer des producteurs d'énergies renouvelables qui injectent leur énergie dans le mix énergétique que nous recevons. En l’occurrence, Plüm a choisi de se fournir auprès de la petite hydroélectricité française dont la construction et la production respecte la continuité des rivière et se sert de l'eau qui coule pour générer de l'électricité. L'électricité est ensuite injectée sur le réseau français... En fait, les 3 unités de production des petites centrales, dont nous parlons, sont situées sur les bords de Seine ! Et oui, comme quoi on peut même consommer local dans l'énergie.

Depuis le 1er janvier 2018, même la ville de Paris fait confiance à Plüm pour fournir l'électricité à 4 700 bâtiments et équipements publics. Alors, si toi aussi tu veux contribuer à la production d'une énergie plus propre, choisis toi aussi un producteur d'énergie verte ! 


Tu peux même utiliser mon lien de parrainage et recevoir 20€ dans ta cagnotte dès ton adhésion ! 


Edito : Suite au classement des fournisseurs d'énergie verte sorti par Green Peace, j'ai demandé à Plum de m'expliquer davantage ce classement, et notamment pourquoi ils ne faisaient pas partie des plus vertueux.
Voici leur réponse : 

"Il y a plusieurs raisons à ce mauvais classement, la première étant qu’il se base sur les données de l’année 2017, et dans le cadre de notre lancement, nous ne couvrions pas aussi bien qu’aujourd’hui la consommation de nos clients en garanties d’origine renouvelable. On a fait beaucoup de progrès depuis le 1er janvier 2018, notamment en achetant des garanties d’origines en direct de producteurs hydrauliques situés sur la Seine.

Également, même si c’est souligné dans la description, le classement ne tient pas compte de nos efforts sur l’autre grand volet de la transition énergétique : se battre pour ses clients diminuent leur consommation. Or c’est là qu’on place tous nos efforts et on développe beaucoup de choses qui vont dans ce sens : c’est beaucoup plus impactant pour le consommateur final dans son quotidien… dommage donc, que ce volet ne soit pas valorisé.

Le classement Greenpeace, c’est surtout pour parler des gros pollueurs comme EDF, Total ou Engie. À notre petite échelle, on l’a vécu comme un dommage collatéral plus qu’une volonté de Greenpeace de mal nous classer, même si je déplore cette catégorie."

A vous de juger si elle vous convainc. :-) 

Clears : une alternative zéro déchet aux cotons-tiges

jeudi 19 juillet 2018

http://www.sorteztoutvert.fr/2018/07/coton-tige-reutilisable-zero-dechet.html

Il va bien falloir se faire à l'idée, les cotons-tiges en plastique seront interdits en France dès 2020 ! Merci Surfrider. Alors qu'est ce qu'on fait ? On passe à leur équivalent bio en carton tout aussi énergivore bien que biodégradable, ou on trouve une solution vraiment durable ?

Un petit pas pour la France, un grand pas pour la pollution des Océans 


Chaque année dans le monde, plus de 25 milliards de cotons-tiges sont utilisés quelques secondes avant d'être jetés. On oubliera d'aller dire merci à Léo Gerstenzang, qui a eu cette idée bien pourrie en 1923! 95 ans plus tard, ils sont le fléau des océans. Et oui, malheureusement, nombreux sont ceux qui terminent dans les toilettes ou les égouts. Difficilement traitables par les stations d'épuration à cause de leur légèreté, leur flottaison et leur taille, ils passent très souvent au travers des mailles du filet (enfin des filtres), et se retrouvent à polluer les fleuves et les océans.

Et comme tous les plastiques dignes de ce nom, ils se décomposent en petites particules de plastique que la faune marine confond facilement avec du phytoplancton ! Mais pas de panique, rien ne se perd puisque, ce que les poissons consomment, nous le mangeons en bout de chaîne alimentaire. C'est d'ailleurs une des nombreuses raisons qui m'ont fait arrêter de consommer du poisson. 
 
Mais les problèmes liés aux cotons-tiges vont bien plus loin. Non contents de détruire l'environnement, ils sont aussi néfastes pour vos oreilles puisqu'ils poussent le cérumen vers le fond de l'oreille (ce qui favorise les bouchons d'oreilles, otites...), enlèvent le cérumen utile à l'oreille, et peuvent causer des perforations des tympans. 

Une alternative aux cotons-tiges zéro déchet et intelligente 


C'est là que Clears entre en jeu. Fabriqué en silicone médical (100%), sa petite taille permet de nettoyer uniquement ce qui a besoin de l'être. Sa forme est pensée pour ne pas pousser le cérumen vers le fond de l'oreille mais le récupérer pour l'emmener à l'extérieur. 

Enfin bref, tout ça pour dire qu'il est temps d'oublier les cotons-tiges et de trouver une alternative intelligente et durable.

Pour l'utiliser, c'est très simple : il suffit de mettre la partie "en croix" dans l'oreille, de tourner, retirer de l'oreille, rincer à l'eau et voilà, il est prêt pour la prochaine utilisation ! 

A ce propos, il y a près de 3 ans, je vous parlais déjà de mon passage à l'Oriculi, ce petit bâtonnet de bambou qui permet de se laver les oreilles de façon écologique et qui est réutilisable à vie. Sur le papier, c'est super, mais j'avoue avoir souvent l'impression d'avoir les oreilles sales, et j'ai du mal à savoir jusqu'à où nettoyer. Avec Clears, j'ai vraiment une sensation d'oreilles propres et aucun problème d'utilisation. Entre ces deux alternatives, j'aurais donc plus tendance à vous conseiller Clears

Côté pratique :

  • Clears coûte un peu moins de 16€ mais peut être utilisé deeeeees annééééééées ! 
  • Frais de port : 2,60€ dans toute l'Europe gratuits en France, pour vous remercier d'avoir été si nombreux à plébisciter Clears après cet article !
  • Pour plus d'infos et/ou achat : c'est par ici 
Et si vous voulez en savoir un peu plus sur la pollution des océans tout en riant un bon coup :

Conseils de baroudeuse zéro déchet, slow, imparfaite et à l'arrache

samedi 9 juin 2018




Ouais, ce titre d'article est quand même vachement long. S'il ne s'agissait pas de moi-même, je me dirais que Zéro Déchet, slow life et à l'arrache, ça fait beaucoup pour une seule personne. 


Zéro Déchet : préparation, limite...


Peut-on être totalement désorganisé et Zéro Déchet en voyage ? J'en doute. Sur cette partie, j'avais tout prévu ! Dans ma valise, j'avais rassemblé tout un kit pour pouvoir emporter mes valeurs avec moi pendant mon voyage : 

Armée de tout ça, j'ai cru que je pourrais tout simplement transposer mon mode de vie en Ecosse.
Malheureusement, ça n'a pas été aussi idéal que ça ! Il s'avère que si la Grande Bretagne est en avance côté végétarisme (plus de 10% de la population, contre seulement 2% en France), elle est loin d'être au point niveau vrac ! Tous les fruits et légumes sont emballés dans du plastique, et je n'ai pas vu la moindre trace d'un rayon vrac... A part quelques tomates et des bananes (dont j'avoue avoir jeté quelques restes dans les bois quand je le pouvait, faute d'envoyer toute cette eau et nutriments à l'incinérateur), je n'ai pas trouvé tout ce qu'il me fallait. J'ai eu l'impression de devoir choisir entre sain et emballé ou malsain (ou carné) et en vrac. En l’occurrence j'ai choisi de nourrir mon corps pour les efforts qu'il devait fournir.  

C'est la première fois que je me suis véritablement heurtée aux limites du Zéro Déchet !
Et aussi la première fois que j'ai réalisé que nous ne sommes pas tous égaux dans notre capacité à faire des choix de consommation alternatifs (que ce soit dans ces pays, ou pour toutes les personnes qui ne disposent pas de magasin bio/locaux/en vrac ou de marchés, ressourceries etc... près de chez elles.)
Cela ne veut pas dire que j'ai tout plaqué, ou que je n'ai rien pu faire pour limiter mes déchets. J'ai pu prendre mon pain sans emballage à la boulangerie, refuser les pailles, les sacs plastiques, flyers... Ce n'est pas parfait, mais c'est aussi ça l'esprit colibri, faire de son mieux, en fonction de ses moyens. 


Côté slow life...

On passe tellement de temps à convoi-ter plus, à avoir envie de tout voir, de tout faire, que l'on ne prend parfois plus le temps qu'il faut pour apprécier ces moments de vie à leur juste valeur. J'ai choisi de faire de ce voyage un séjour à mon image, où les heures de route et les petits arrêts photos seraient remplacés par des heures de marche, et de petits stops en voiture en cas de besoin. C'est ça aussi, vivre autrement, se détacher du capitalisme qui nous poursuit de son temps compté et de sa vitesse, pour réapprendre à prendre le temps de prendre le temps (si si elle veut bien dire quelque chose cette phrase).


Mes conseils de baroudeuse à l'arrache

"Quand rien n'est prévu, tout est possible." - Antoine de Maximy


C'est souvent la phrase que je donne pour me donner bonne conscience et justifier mon manque d'organisation chronique. #soyonshonnêtes Pourtant, une partie de moi croit dur comme fer au destin, et à l'idée que la vie est faite d'opportunités à saisir et de rencontres pour guider notre chemin (Coucou Edouard Baer). Je ne pourrais jamais minuter un voyage, ou choisir davantage que quelques nuits dans une auberge. J'aurais trop peur de fermer les portes à des moments surprenants, ceux qui marquent une vie et parfois la change à tous jamais.

Cela dit, si comme moi vous êtes allergiques à l'organisation, j'ai 3 conseils pour vous :
  • Faites confiance aux auberges, allez voir à la réception des auberges de jeunesse, ils ont toujours pleins de super conseils et des cartes sur lesquelles vous indiquer quoi faire.
  • N'hésitez pas non plus à aller aux offices de tourismes, elles sont là pour ça, et super efficaces ! Vous n'êtes pas obligés de tout trouver dans des guides touristiques avant le voyage.
  • Parlez a un maximum de personnes, que ce soit dans les auberges ou dans la rue. Qui de mieux que des locaux pour vous parler de leurs petits recoins cachés que les guides touristiques n'ont pas su dénicher. 

Ecosse (2) : les derniers jours

dimanche 3 juin 2018


Mhhh...où en étions nous ? Ah oui, Inverness ! 


Après une journée très intense dans la capitale des Highlands, je me suis dirigée vers la sublime Ile de Skye, au Nord-Ouest de l'Ecosse, comme j'en rêvais depuis près d'un an. En Islande, j'avais rencontré ce jeune couple d'américains qui, fraîchement mariés avait décidé de parcourir l'Europe pendant plusieurs mois. Ils baroudaient depuis 3 mois déjà quand nous nous sommes rencontré. Lorsque je leur ai demandé quelle était pas plus belle chose qu'ils avaient vu jusqu'à présent, ils s'étaient jeté un regard complice, et avaient répondu en coeur "Skye". De quoi me donner très envie de découvrir ce joyaux de Grande Bretagne. 

Je suis pourtant arrivée à Skye avec des tonnes d'appréhensions. Le beau temps était loin, je ne savais ni où j'allais dormir, ni ce que j'allais faire ou comment j'allais me déplacer. Les bus se font rares, les voitures aussi... 


Avec mon sac et un optimisme légèrement mis à mal, je me suis dirigée vers l'office de tourisme. Je suis tombée sur la personne la plus douce et gentille que j'ai rencontré de ma vie. Un véritable bijou. Elle m'a aidé à trouver une auberge pour les 4 nuits à venir, m'a montré tout ce que je devais voir, a booké pour moi un tour guidé et m'a aidé avec les horaires de bus ! Techniquement, elle a "fait son travail", mais à mes yeux, elle a fait bien plus que ça. Elle a été le point de départ de 4 jours absolument magiques. 

Avec toutes ces émotions, ces km à pieds parcourus et...un temps bien merdique (#soyonshonnêtes), j'ai décidé de me reposer à l'auberge, le Portree Youth Hostel (que je conseille, un coup de coeur cet endroit). Là-bas, j'ai très vite fait des tonnes de rencontres. 90% de français, certes, mais de sublimes rencontres. Nous avons passé l'après-midi à jouer aux cartes, boire du thé bien chaud, prévoir le programme des jours suivants, parler de tout, de rien, de la vie. Entre 2 éclats de rires, j'ai songé à ce qui venait de se passer : comme mes appréhensions du matin s'étaient évaporées pour laisser place à des moments inoubliables; comme la vie nous réserve parfois des surprises aux moments opportuns. 

J'ai passé les jours suivants à sillonner l'île, j'ai pu voir : The old man of Storr, Lealt Falls, Kilt Rock et Mealt Falls, Staffin, Les Quiraing, Uig, les Fairy Glen, Neast Point, les Fairy Pools et évidemment Portree, où j'ai séjourné. 


La vue de l'auberge sur le lac était incroyable. L'eau, immobile comme une feuille de papier. Le reflet des montagnes sur cette berge silencieuse. L'endroit parfait pour inspirer la tranquillité de l'âme.

Portree, Isle of Skye

Petit conseil opportuniste : pour Neast point, faites vous des copains avec une voiture et demandez leur de vous emmener, parce qu'en bus c'est une belle galère, c'est même impossible...Et pourtant c'est si beau (bien qu'un peu venteux). 


Neast Point, Isle of Skye


Edimbourg : Acte 2 scène 1, 3 jours au delà de la ville


Après 4 jours sur l'île, je suis retournée à Edimbourg pour quelques nuits. Avec un ami rencontré sur place quelques jours plus tôt, nous avons loué une voiture et visité les environs pendant 3 jours. 

Le premier jour ensemble, nous l'avons passé tout à l'ouest de l'écosse. Après une petite heure à passée à découvrir la jolie ville de Stirling, nous nous sommes dirigé vers le Loch Lomond

Stirling

Nous avons choisi au hasard une randonnée de 15 km, puis nous avons sillonné les routes, parcourant les berges de ce lieu unique, entre immensité et reliefs. Nous sommes tombés par hasard sur un tout petit village nommé Inveraray aussi parfait que le moment que nous y avons passé. Le ciel était couvert, mais la température idéale. Le vent s'était évanoui pour laisser place au silence et au miroir de l'eau. Nous avons passé un délicieux moment, à regarder ce paysage si apaisant, tout en parlant de tout et de rien. Je me souviendrai toujours de ce moment de pause dans ce voyage si intense. 



Le deuxième jour, c'est Glasgow que nous sommes allés visiter. Une journée bien remplie avec plus de 25 km de marche à travers la ville. On a débarqué à l'office de tourisme le matin en voulant tout voir, et on s'en est clairement donné les moyens ! 

Kelvingrove Art Gallery and Museum
Au programme :
- Kelvingrove Art Gallery and Museum 
- Glasgow University 
- The necropolic
- Glasgow school of art
- Le centre ville 
- Glasgow green
- Et pleins d'autres choses que j'ai oublié de noter...demandez en office de tourisme :-) 

Puis finalement, j'ai passé mon dernier jour en Ecosse dans la ville qui m'avait accueillie deux semaines plus tôt. Ce jour là, Edimbourg s'était habillé de son plus beau soleil, un temps idéal pour découvrir Portobello, la plage d'Edimbourg, à laquelle nous nous sommes rendus à pied. 

A part la température de l'eau, je peux vous dire que ce jour là, Portobello n'avait rien à envier à notre chère et tendre Côte d'Azur. Un sable doux et chaud, des ginguettes  ponctuant la promenade, des chiens gambadant partout avec insouciance... j'y ai retrouvé le kit intégral de la plage idéale !

Et c'est ainsi que mes deux semaines en Ecosse se terminèrent : sur une note ensoleillée, la tête pleine de nouvelles aventures et de leçons, le cœur réchauffé de nouvelles rencontres. 

Heureusement, ce n'est pas là que cette série d'articles sur l'Ecosse s'arrête, elle ! Je vous réserve encore quelques conseils de "barroudeuse à l'arrache", rendez-vous la semaine prochaine !



Une pensée toute particulière pour ceux qui ont croisé ma route pendant ces 7 jours si particuliers à mes yeux : Lisa, Tony, Lomane, Quentin, Nicolas, Jérôme... et tout plein d'autres. 

Le vrai sens de la fête des mères...

lundi 21 mai 2018


Dans les magasins, les promotions fusent pour la fête des mères. Ironiquement, on brade même les poubelles et accessoires de cuisine entretenant les clichés les plus sexistes. La grande distribution s'en met plein des fouilles, la planète souffre, les enfants paniquent de ne pas encore avoir trouvé de cadeau, et cette fête devient la sœur cadette de la boulimie de consommation du 24 décembre.

Pourtant, c'est si beau, de fêter nos mamans, pour tout ce qu'elles ont fait pour nous, ce qu'elles font chaque jour et ce qu'elle feront pour toujours. Pour toutes leurs pensées, leurs gestes du quotidien, leur inquiétude et leur amour inconditionnel. Pour moi, tout l'électroménager, les bijoux, les parfums et autres crèmes soit-disant miracles de la terre seraient insuffisants pour faire passer ce message. L'amour que je porte à ma mère n'a pas de prix, il n'a pas réduction, il n'est pas matériel, fait de plastique ou de pierres précieuses. 

En vérité, souvent, la seule chose que désire réellement une maman, c'est du temps avec ses enfants. Si les années nous ont poussé chacun hors du nid, ces moments sont là pour nous rappeler le lien si fort qui nous uni et nous ramène toujours à nous retrouver : ces liens du sang et/ou de l'histoire. Alors plutôt que de lui offrir un objet, pourquoi ne pas lui offrir de nouveaux souvenirs partagés ? 

Repas de famille, photos, concert tous ensemble... les choix son illimités ! Puisez dans vos souvenirs pour faire échos à ces moments qu'elle adore raconter encore et encore. Ici, on va éviter de l'emmener au centre commercial où mon frère s'est ouvert le genou dans les escalators et où les pompiers sont finalement venus pour lui ET la grosse fragile tombée dans les pommes en voyant ça : j'ai nommé... moi-même ! Mais pensez à un endroit qui symbolise un souvenir qu'elle chérit, et donnez-lui écho. Bonheur garanti !

En vérité, il n'y a rien de plus touchant qu'un cadeau qui vient du coeur... un moment au doux parfum du "bon vieux temps". Prévoyez de cuisiner la tarte aux pommes que vous faisiez tous les dimanches, d'aller vous promener au parc où vous avez fait vos premiers pas, de jouer au frisbee, à la pétanque, au Molki, n'importe quoi pourvu que cette journée soit marquée de rires et d'amour. Car c'est ça, le vrai sens de la fête des mères. 

Si vous manquez d'idées qui correspondent à ses valeurs (zéro déchet, éthique, animal friendly...) ou ses envies, en voici quelques unes : 


Et vous, quelles sont vos idées pour une fête des mères pleine de valeurs ? 


écosse (1) : les 7 premiers jours

vendredi 18 mai 2018


2 semaines, 210 km de marche, 2,5kg de perdus dans les landes étendues, des dizaines de rencontres, oui, je suppose qu’on pourrait résumer mon voyage comme ça. Comme ça, mais pas que...


J’avais rêvé de l’Ecosse comme beaucoup rêvent du bout du monde. J’étais persuadée que ce petit joyaux situé a seulement 1h30 d’avion de chez moi valait au moins autant que ces long-courrier dans lesquels tant de gens investissent pour se dépayserSpoiler Alert, j’ai eu raison !

J’ai découvert en l’Ecosse bien plus que ce que j’étais venue chercher, et tellement plus que ce que je pourrais expliquer. J’en ai au moins autant découvert sur moi que sur cette région aux paysages aussi variés que majestueux. Mais ça, ce sera une autre histoire. Pour le moment, je suis venue vous conter ce que vous m’avez tant demandé, mon itinéraire ! 

Attention, je vous le dit tout de suite, mis à part de maigres recherches, je suis partie là-bas les yeux fermés. Un billet d’avion et un endroit où dormir mes premières nuits m’ont suffit à me lancer. J’avais une vague idée de ce que je voulais faire évidemment, et un itinéraire plus ou moins bien défini, mais finalement, il a été quelques peu chamboulé ! J’ai laissé ce voyage se dessiner au fil des rencontres et des opportunités, c’est ainsi que je voyage le mieux. J’ai même eu parfois peur de ne pas trouver d’endroit ou dormir, mais finalement, je suis toujours retombée sur mes pattes. Sûrement mon côté chat, je montre aussi mes canines quand quelqu'un me cherche des noises...c'est pas hyper efficace, je vous conseille les mots à la place. Chance, destin, appelez ça comme vous voulez, mais c'est dans les pires moments que j'ai vécu mes meilleures rencontres ! Ca donne presque envie de se retrouver dans la boue ("le caca" c'était pas assez soutenu pour ma plume soutenue...#looool). 


Etape 1 : Edimbourg (3 jours)


J’ai passé mes 3 premiers jours à Edimbourg, et je comprends pourquoi nombreux sont ceux qui veulent y passer toute une vie. La ville est tout simplement sublime, une succession de vieux bâtiments aux allure de château parfaitement entretenusAmbiance Harrypotteresque garantie !

J’ai dormi au Kickass Hostel, probablement la meilleure auberge dans laquelle j’ai été de toute ma vie. Mobilier de récup', calme, vue sur le château, confortable... ils proposent aussi un petit «free tour» d’1h30 pour découvrir la ville, ponctué d’anecdotes glauques à souhait. Pour vous donner un avant goût, au cimetière, notre guide nous a dit «A la base le cimetière était tout aussi plat que le reste de la rue. En fait, le relief  est né des milliers de personnes enterrées ici. C’est marrant, en hiver quand il fait très froid, puis humide, on peut retrouver des ossements ! On est supposé les rapporter là bas, mais je suis sûre que plein de monde les garde ! ». Adorable n’est-ce pas ? Pour les Potterheads, on a évidemment pu voir le Elephant House (où J.K.Rolling a écrit Harry Potter) et la tombe du véritable Tom Riddle ! La ville regorge de ces petits clins d'oeil à l'univers de l'écrivaine. 

Bref, à Édimbourg, tout est a voir, je me suis émerveillée comme un enfant devant le moindre centimètre de cette ville...Mais si vous avez besoin de quelques idées, vous pouvez aller voir : Le château, Royal Mile, Carlon Hill, la vielle ville, Arthur’s seat, Scott monument, la plage de Portobello (1h à pied de la ville environ), Princes Street, Princes Street Gardens, le jardin botanique, la tombe Bobby (n'oubliez pas de lui laisser un petit biscuit pour chien, apparemment il fait faim dans l'au-delà) à côté du Cimetière de Greyfriars, Grass market, Victoria Streetle quartier de Leith, et surtout Dean Village, dont je suis tout simplement tombée amoureuse pour sa féerie.

Loch Morlich

Etape 2 : Cairgorms (2 jours) 

C’était la partie introspection du voyage je dois dire. Après plusieurs jours très intenses et riches en rencontres, j’ai retrouvé le plaisir du calme et de la réflexion au cœur du Parc National de Cairngorms. J’ai séjourné au Cairgorm Lodge Youth hostel, à 2h30 de marche de Aviemore (ou quelques minutes en bus, arrêt «Glenmore» mais ça, je ne l’ai su qu’après...). L’auberge n’est pas très chaleureuse, mais la vue est sublime depuis la salle commune, et l’endroit plutôt calme. Et puis, là-bas, je n’étais qu’à quelques mètres du sublime Loch Morlich !

Je ne suis restée que deux jours là bas, et mes nombreuses heures de randonnée n’auront su découvrir que quelques kilomètres de cette vaste étendue. Je vous avoue avoir été un peu frustrée de ne pas avoir eu de véhicule à cette étape de mon voyage. Je reviendrai sûrement une semaine entière, avec une voiture, pour profiter des nombreux lacs et sentiers de randonnée !

J’ai aussi pu, en retournant à Aviemore (avec le bus cette fois), faire le tour du Lac An Eilein, et apercevoir son célèbre château qui trône au milieu de l’eau !


Etape 3 : Inverness (1 jour, ouais, j'ai fait vite !)

Direction la capitale des Highlands et son fameux Loch (prononcez "Lorj", allez savoir pourquoi, un bon vieux "Lac" c'était pas assez bien visiblement) Ness ! J'ai pris un tour guidé pour l'occasion incluant, une balade en bateau sur le Loch jusqu'à Uquhart Castle (à ne prononcer cette fois-ci, sous aucun prétexte) ou du moins ses ruines. Je l'ai booké directement à l'office de tourisme. 

Le reste de la journée, je l'ai passé à emprunter jusqu'à la plus petite rue de la ville et à suivre les conseils de Jess, la propriétaire du Inverness Student Hostel dans lequel j'ai séjourné (et que je récommande chaudement). J'ai ainsi pu découvrir le Château (à quelques mètres de l'auberge seulement), la Cathédrale St Andrews, le jardin botanique, les sublimes berges du fleuve Ness et les les féeriques Ness Islands, sur mon chemin pour rejoindre le jardin botanique. La ville est vraiment à taille humaine, c'était un plaisir de la découvrir. 


Un dernier conseil avant de passer à l'étape suivante : phobiques des ponts, je vous invite à éviter le "bouncy bridge" qui porte merveilleusement son nom. Sensations garanties ! #jesuisunefragile 



La première semaine de ce voyage terminée, je me suis dirigée vers...ah, ah bah non en fait, j'ai pas envie de tout vous dire d'un coup ! Il faudra revenir dans une semaine pour découvrir le reste de cette histoire :-) 

Pour avoir d'autres photos, il faudra guetter ma page Facebook, ou Instagram !
Je vous aurais bien tout mis aussi mais vous l'auriez senti sur le chargement de cette page internet.

Notre-Dame-des-Landes : après le rassemblement du 15 avril

mardi 17 avril 2018

http://www.sorteztoutvert.fr/2018/04/ZAD-notre-dame-des-landes-15-janvier.html


"Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l'insurrection est pour le peuple, et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs". 
- Déclaration des droits de l'Homme et du citoyen, 1793

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Notre-Dame-des-Landes, 15 avril 2018


Le 15 avril 2018, Zadistes, utopistes, écologistes, humanistes de toute la France et de bien au-delà de nos frontières, se sont donnés rendez-vous à la ZAD de Notre-Dame-des-Landes. Nous étions plus de 15 000, à vouloir défendre ce terrain d'expérimentation sociale et sociétale et à nous insurger contre les méthodes d'action d'un gouvernement qui refuse le dialogue et préfère la force pour imposer sa volonté. 

J'avais vu énormément de choses sur la ZAD : interviews, reportages, images, récits... oui, j'en avais vu des choses. Mais dans cette boulimie d'informations orientées tenant plus de la propagande que d'un véritable désir de renseigner objectivement, je sentais que le seul moyen d'y voir clair serait de m'y rendre, de voir les choses par moi même, de construire ma propre vérité. 

Au cœur de la ZAD

Au cœur de la ZAD, j'ai vu la puissance d'une intelligence collective téméraire et vertueuse, prête à se battre pour protéger ce théâtre de la résilience. J'ai vu s'aménager des moyens humains tenaces et inarrêtables, prêts à reconstruire la vie sur les décombres encore frais de leurs projets en devenir. J'ai vu l'insatiable soif de liberté et de bonheur donner à tous les esprits libres la force d'être les derniers debout dans cette guerre d'usure.

J'ai vu des systèmes de gestion des ressources autonomes et écologiques; de savants assemblages (de ce que beaucoup considéreraient comme des déchets) procurer énergie, ressources et habitat. J'ai vu une économie de subsistance briller par sa simplicité et son efficacité. 

J'ai vu des milliers de personnes défendre plus que leur propriété, une vision du monde qui s'élève bien au-delà de ce que chacun de nous peut vivre au quotidien. Un véritable exemple de société de l'être. 
 
C'est ainsi que la désobéissance civile a pris tout son sens à mes yeux, moi qui n'ai jamais contesté une décision, qui ai toujours suivi les règles. Comment aurais-je pu me contenter de regarder se briser cet atelier de l'altermondialisme en construction, tout en rêvant moi-même d'une vie auto-suffisante, sobre et heureuse ? A cet instant, la première ligne m'a parue être le seul endroit où j'avais réellement ma place.

Au-delà des conflits...


Au-delà des conflits qui ont fait rage, de la pluie d'objets, de grenades et de lacrymos qui a rythmé le début de la journée; c'est dans le jeu, la musique, la danse, les chants, la réflexion, et le partage que s'est déroulée la fin de journée (Ah! On me souffle dans l'oreillette que les hostilités ont reprit de plus belle après ça, mais laissons mes souvenirs intactes. J'aime l'idée d'avoir laissé un territoire en paix. #deni) Jouer au Molki à quelques mètres seulement de la ribambelle de CRS venus exécuter les ordres du roi, il fallait oser ! Ici, aucune haine envers eux, tout le monde sait qu'ils ne sont que les instruments des décisions de répression du gouvernement.

Et maintenant...?


Et si, à l'image des Grands voisins par exemple, on laissait le bon sens civil aménager cette zone où tout reste à faire. Et si nous offrions à ces personnes dont le seul rêve est de vivre en accord avec leurs valeurs, l'opportunité d'expérimenter un autre mode de société, où démocratie directe et participative, agroécologie, bonheur frugal et autosuffisance seraient les maîtres mots. Et si plutôt que de les pointer du doigt nous nous inspirions de leur ténacité, de leur audace et de leur inventivité, pour construire le monde de demain.

Il est temps de cesser ce conflit coûteux et sans fin, pour nous concentrer sur les véritables problèmes de notre société. Les 3 millions d'euros qu'ont coûté ces 10 premiers jours de conflit n'auraient-t-ils pas pu servir à combler le manque cruel de personnel de santé dans les EHPAD ? Est-il urgent d'étouffer ces derniers souffles de liberté qui jonchent encore le territoire français, où se prépare silencieusement la société de demain ? Est-il nécessaire d'ébranler les rêves de chacun pour apaiser le quotidien de ceux qui ne rêvent plus ? 

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Je conçois que tout n'est ni tout blanc, ni tout noir, de chaque côté. Je ne vois ni Macron comme le diable, ni tous les Zadistes comme des anges. Ce que je peux dire par contre, c'est que ce que j'ai vu n'est pas de fruit de quelques anarchistes alcooliques qui ne font que se prélasser. C'est effrayant de voir que c'est ainsi qu'ils sont présents dans l'imaginaire collectif, notamment à cause du portrait que leur font les médias. Je suis consciente des enjeux de propriété et de pouvoir mis en cause dans cette affaire, mais c'est davantage une bataille idéologique qui se joue ici. Et une chose est sûre, ce n'est pas de cette façon que nous réglerons ce conflit. Seul l'échange, l'écoute, la mise en place d'un projet en coopération  tenant compte des besoins et inquiétudes de tous pourra mettre un terme à cette situation stérile.


PS : Un immense merci aux copains avec qui j'ai vécu cette journée inoubliable (et volé cette photo, pardon A.) 
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